Plan de circulation : lettre ouverte au Maire

CURRET Jean-Louis,   Conseiller Municipal         

à M. Le Maire de Vic-en-Bigorre                               

     

Dossier : Rénovation du cœur de ville – Comptage du trafic routier

Monsieur le Maire,

Suite à mon interpellation en conseil municipal, vous avez bien voulu me transmettre en date du 6 avril, les comptages de trafic routier, effectués pour le compte du bureau d’études Thal Archi, maitre d’œuvre du projet.

J’avais précisément interrogé ce dernier en réunion de travail en janvier, pour connaitre les anticipations des reports de flux de circulation qui avaient pu être menées, en amont des propositions de travaux.

Je découvre avec stupeur et consternation que les seuls comptages de trafic routier ont été menés au niveau du pont de l’Echez, sur lequel il n’y a pas, à ma connaissance, de travaux ; et non sur les axes qui font l’objet actuellement d’un réaménagement (Boulevard de Castelnau, Allées du midi, et demain Rue du château, Allées du Général de Gaulle).

 Je constate que le flux quotidien de trafic routier, enregistré sur 15 jours entre le 23/02/2017 et le 09/03/2017, s’élève à  presque 7000 véhicules par jour.

–          3 048 véhicules Vic  >  Pau

–          3 898 véhicules Pau  > Vic

Ce comptage ciblé du trafic routier sur le pont de l’Echez signifie clairement que le réaménagement actuel des voiries s’effectue à l’aveugle, sans anticipation des conséquences du schéma de circulation proposé par le bureau d’études.

Les bouchons sur 200 m et les difficultés de circulation, désormais quotidiens, sur le boulevard Gallieni sont la conséquence de la légèreté des travaux d’études. La dangerosité augmentée des croisements de voitures et poids lourds devant la Banque Populaire sont la traduction de ce manque d’anticipation. La sécurité est ainsi gravement mise en cause notamment à la sortie des écoles et les pompiers peuvent désormais être bloqués sur ce boulevard, sans capacité de délestage.

Par ailleurs, ces aménagements condamnent les riverains du Boulevard Gallieni à enregistrer un doublement de la circulation sous leurs fenêtres, ce qui rend cet espace invivable pour ceux qui y habitent en permanence.

Alors qu’un aménagement du cœur de ville était souhaitable et bienvenu, le manque d’analyse anticipatrice et l’absence de vision globale d’un projet cohérent et partagé (3 tranches de travaux, dont on ne connait pas les 2 suivantes) aboutissent à une catastrophe pour les vicquois et notamment pour les riverains du boulevard Gallieni.

Le plan de circulation en date du 14 mars 2018 est la suite logique de cette somme d’incompétences.

Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à mes salutations les meilleures

Tableau des comptages effectués

 

 

 

Jean-Louis CURRET

Conseil municipal du 11 avril : le budget 2018 rejeté

Comme cela était prévisible, le Conseil réuni le 11 avril et auquel assistait un très nombreux public, a connu un clash majeur et d’une ampleur jusque là inégalée.

Pour la première fois, de mémoire de Vicquois, le Conseil municipal de Vic a mis son  Maire en minorité en ne votant pas le budget principal 2018 ( 15 voix contre – 13 voix pour – 1 abstention ). C’est une situation exceptionnelle et grave. 

La Préfète des Hautes-Pyrénées va être dans l’obligation de saisir la Chambre Régionale des Comptes (CRC) puisque le budget de la Commune de Vic-Bigorre n’aura pas été adopté dans le délai fixé par la Loi (15 avril). La CRC disposera alors d’un délai d’un mois pour proposer un budget permettant le fonctionnement communal. Un arrêté préfectoral actera le budget dans un délai maximum de vingt jours. Jusqu’à la prise de cet arrêté, le Conseil municipal ne pourra plus prendre de décisions d’ordre financier. A noter qu’il ne s’agit pas d’une mise sous tutelle financière de la Commune, car le projet de budget présenté était en équilibre. 

Le Conseil a aussi rejeté la création d’un poste d’adjoint technique horticole  ( 15 voix contre – 13 voix pour – 1 abstention ).

Tout ceci n’est que le résultat d’un conflit qui couvait depuis des mois et que le Maire, au lieu de l’éteindre, a attisé.

M.MENET va pouvoir acter “l’auto-exclusion” de ses colistiers n’ayant pas voté le budget et sans doute, prendre des sanctions à leur encontre, comme déjà fait en novembre dernier. Le groupe majoritaire va être décapité passant de 23 membres à 13 ou 14  alors qu’il y aura en face deux groupes minoritaires mais pouvant être majoritaires à eux deux  (6 + 9 ou 10).  Ceci annonce d’autres conseils houleux !

Voir la procédure prévue en cas de budget communal non voté

Rejet du budget : dans la presse locale

Dépêche du Midi du 18 avril 2018

Délégations retirées pour les adjoints dissidents

Une semaine après, le rejet du budget primitif continue à alimenter les débats dans la cité vicquoise. À la veille du conseil municipal, le maire Clément Menet avait appelé le groupe majoritaire à «agir avec devoir en votant le budget». Mais il n’en fut rien, mercredi dernier, puisque neuf élus de la majorité, dont le premier adjoint Jean-Paul Pène, ont fissuré un peu plus un groupe majoritaire fragilisé par les précédentes querelles. Avec 15 voix contre, 13 pour et 1 abstention, le budget primitif a été rejeté. Un événement politique inédit à Vic et plutôt rare sur le département, où l’histoire récente ne recense que la commune de Cieutat dans pareille impasse.

Dans les faits, la commune de Vic avait jusqu’à ce mercredi 18 avril pour adopter son budget. Ce délai étant passé, la préfète des Hautes-Pyrénées va saisir la chambre régionale des comptes. Celle-ci a un mois pour proposer un règlement du budget primitif. «Celui de Vic devrait être adopté puisque, sur le fond, il ne présente pas de dépenses extravagantes ou d’irrégularités», note-t-on à la préfecture. Une fois validé par la chambre des comptes, un arrêté préfectoral sera pris et réglera d’office le budget primitif. «Mais la collectivité restera maîtresse dans l’exécution de ce budget», précise-t-on à la préfecture. Jusqu’à cet arrêté, le conseil municipal ne peut plus prendre de décisions d’ordre financier.

«Pas dans l’apaisement»
Une gestion de la commune qui ne sera pas une sinécure, tant le divorce semble consommé entre le maire et les neuf conseillers municipaux dissidents. Vendredi et samedi, quatre d’entre eux ont reçu dans leur boîte aux lettres un courrier notifiant que leurs délégations d’adjoint leur étaient retirées, ainsi que les indemnités qui allaient de pair avec cette charge. Ainsi, Jean-Paul Pène, premier adjoint, s’est vu retirer ses délégations à l’enfance et à la gestion des ressources humaines. Idem pour Sylvie Boyrie, jusque-là adjointe aux finances et au funéraire, ainsi que pour René Noguère, en charge de la sécurité et de l’environnement. Enfin, Jean-Pierre Billon ne représentera plus la commune lors des cérémonies patriotiques. Il y a quelques mois déjà, c’est Éric Joseph qui avait perdu ses délégations. «Tout ceci ne va pas dans le sens de l’apaisement, regrette Jean-Paul Pène. Nous n’avons pas voté contre le budget, mais contre une façon de gérer les choses seul, de ne pas tenir compte des différents avis. Notre porte reste ouverte.»

Contrairement aux rumeurs qui agitent la commune, les élus frondeurs n’entendent pas démissionner. «Ceux qui ne voteront pas le budget s’auto-excluront de la majorité» avait prévenu le maire, discret depuis. Leur décision redistribue les équilibres au sein d’un conseil municipal désormais sans réelle majorité.

Andy BARREJOT

Nouvelle République du 13 avril 2018

15 voix contre, dont 9 de la majorité

La séance du conseil municipal de ce mercredi 11 avril, avec en particulier le vote du budget primitif à l’ordre du jour, fut inédite à bien des égards. Si sa tenue salle de l’Octav pour la deuxième fois en quinze jours — pour raisons de travaux à l’hôtel de ville — reste anecdotique ; si les auditeurs — notamment une très forte participation de commerçants — ont rarement été aussi nombreux.

L’événement est venu de l’expression démocratique exercée lors de deux points de l’ordre du jour, par des élus du groupe majoritaire en opposition, sinon rébellion contre leur maire. 

Après la présentation par le maire et avant le vote de l’assemblée, le premier adjoint Jean-Paul Pène a lu la déclaration (voir ci-dessous), suivi par Martine Corsini et la déclaration pour le groupe minoritaire ; déclarations soldées par un rejet du budget primitif (bien que celui-ci ait été équilibré, avec même, selon le propos du maire, «une marge de sécurité de plus de 600.000 €») : 15 voix contre, dont 9 du groupe majoritaire contestataire et les 6 du groupe minoritaire, 13 voix pour, 1 abstention.

Le maire a pris acte, commentant brièvement ce rejet : «J’informerai la préfète de ce fait».

La suite ? Le parcours par la chambre régionale des comptes, et en attendant sa décision, l’impasse pour la commune contrainte à l’immobilisme financier. Au-delà d’un vote, une fracture sans précédent, dont les effets seront mesurés dans la vie locale affectée à des titres divers.

Josiane POMES

Jean-Paul Pène, le premier adjoint, a expliqué son opposition

«Nous venons de refuser de voter le budget 2018. Nous avons pleinement conscience de l’importance de ce vote et de ses conséquences. Nous avons porté quatre exécutions budgétaires, fruit d’un travail d’équipe. Nous sommes fiers des réalisations accomplies. (…) Notre vote est la conséquence de l’isolement de M. le maire qui écarte, les unes après les autres, les personnes de sa propre équipe en charge de responsabilités, alors qu’elles ont mené à bien de nombreux dossiers.

La meilleure preuve en est son éditorial très clivant du dernier «Vicquois» de mars-avril : «Je dois vous dire que j’ai formé le vœu pour 2018 de ne plus m’embarrasser avec les aigris et les grincheux, ceux qui passent leur temps à diviser, à critiquer et à râler, souvent sans argument ni fondement, pour le plaisir pervers qu’ils peuvent y trouver.»

Nous rappelons à M. le maire que nous sommes dans une assemblée démocratique de la République française et non dans une monarchie absolue. Ainsi que les valeurs du travail en équipe, de respect, d’humilité et de disponibilité au service des Vicquois qu’il prônait. Valeurs qui nous ont fédérés en 2014 et auxquelles nous restons fidèles.

Nous avons voté contre un budget qui initie des programmes que nous ne validons pas tels que : un poste supplémentaire pour les services techniques et un agent de sécurité de la voie publique alors que nous estimons qu’il faut cette année d’abord évaluer l’impact du transfert de la compétence scolaire sur la charge de travail résiduelle et la masse salariale de la commune. Un changement d’orientation complet pour les Tablées de Vic, décidé seul, sans aucune concertation et dont l’équilibre financier n’est plus à l’ordre du jour.

Aujourd’hui, notre vote marque nos divergences et notre refus : du nouveau plan de circulation, de l’installation de feux tricolores au carrefour de la poste, de l’installation d’une possible œuvre d’art sur le parvis de la halle.

Nous demandons à M. le maire de tirer toutes les conséquences de ce vote d’opposition, très difficile, mûrement réfléchi et irréversible.

Nous voulons continuer à assumer au quotidien le fonctionnement de la collectivité et des dossiers importants, comme nous l’avons toujours fait, en cohérence avec la confiance que les Vicquois nous ont témoignée.»

Jean-Paul PENE et 8 co-listiers

Le groupe minoritaire dénonce l’attitude du maire

Monsieur le maire,

L’heure est grave. Elle est même très grave.

Les élus que nous sommes, avons décidé de ne pas voter votre proposition de budget qui reste floue, et sans certitude de financement des projets pour la commune de Vic-en-Bigorre. Indépendamment de cette nébuleuse budgétaire, il est temps de récapituler le pourquoi de cette prise de position.

Depuis le début du mandat, vous avez considéré devoir ignorer les élus minoritaires, les priver d’information, voire les agresser, les rabaisser. Dont acte.

Vous avez tenté de convaincre tout un chacun que nous n’avions que peu de savoir ou de savoir-faire dans les affaires communales. Dont acte.

Le déroulé des conseils municipaux et les travaux de mes collègues en commission ont démontré le contraire. Mais tout ça n’était finalement que le jeu de la politique politicienne, bien qu’il se soit inscrit dans un climat de violence hors de propos. (…)

Vous avez entrepris une opération «Cœur de ville», et commencé les travaux, sans garantie d’obtention de subventions, sans aucune concertation avec les riverains, les commerçants qui sont vent debout et très inquiets, et sans concertation préalable avec le SDIS pour les services de secours, la gendarmerie pour la sécurité, VAE pour le service des poubelles, etc. Il fallait commencer par ça.

Mais seule compte votre idée à vous seul. D’ailleurs, votre propre équipe a découvert le projet avec nous quand, totalement ficelé, il nous a été exposé sans que nous puissions le questionner, voire l’amender.

Monsieur le maire, vous ignorez la démocratie. (…) Monsieur le maire, nous sommes en République et non en royauté, et encore moins sous le régime napoléonien d’un empereur qui décide de tout et amène ses concitoyens à la guerre.

Le propre d’un maire est de fédérer les citoyens dans leurs diversités et de construire ensemble l’avenir de leur commune.

Il est temps de prendre vos responsabilités et de tirer les conséquences du vote d’aujourd’hui.»

Martine Corsini du groupe minoritaire 

Suite du Conseil : 3 adjoints licenciés

Le Maire n’a pas traîné… En moins de 24 H il a notifié  aux trois adjoints n’ayant pas voté le budget, l’arrêté leur retirant leurs délégations.

Pour faire bonne mesure, il a aussi retiré la délégation d’un conseiller municipal en charge des cérémonies patriotiques.

Au final ce sont 10 personnes qui sont exclus du groupe majoritaire qui se trouve réduit à 13. Quant au Bureau municipal, il ne compte plus que le Maire et 4 adjoints (contre 8 avant).

Le Conseil devra donc se prononcer prochainement, sur le maintien ou non des adjoints dans leur poste.

Vu le vote du 21 novembre, le résultat fait peu de doute…

Plan de circulation : enfin une vraie concertation ?

En préambule du Conseil municipal du 11 avril, le Maire – en présence de très nombreux commerçants – a expliqué qu’il avait entendu leurs doléances concernant le plan de circulation et qu’il allait entamer une consultation, y compris citoyenne, sur ce sujet. Il a ajouté qu’il avait d’ores et déjà décidé de modifier certains sens de circulation et même certains travaux en cours.

Ce qu’il a oublié de dire c’est que si la contestation est allée en s’amplifiant c’est bien, contrairement à ce qu’il affirme, qu’il n’y a avait pas eu une vrai concertation jusqu’à ce jour. C’est ce que lui reproche l’Opposition depuis le début.

Après sa mise en minorité, le Maire va devoir engager aussi une concertation avec les conseillers de tous bords sachant qu’in fine, c’est le Conseil Muncipal qui arrêtera le plan de circulation définitif.

Subvention DETR Cœur de Ville

Lors du Conseil municipal du 11 avril, le Maire a distribué aux conseillers municipaux un courriel de la Préfecture indiquant qu’il appartenait bien à la commune de transmettre un ordre de service afférent aux travaux  avant la fin de l’année 2017,  faute de quoi l’arrêté attributif de subvention DETR n’aurait pas pu être pris au titre de 2017.

Cette réponse fait suite à la remarque des conseillers municipaux d’opposition rappelant que la commune avait un délai de deux ans pour faire les travaux et donc qu’il n’y avait aucune urgence de les engager  avant la fin de l’année.

Qu’en est-il exactement de cette affaire confuse ?

La Préfecture répond d’une manière générale, ne se référant nullement au cas de la subvention DETR de la commune de Vic. Il est dit que faute d’une transmission de l’ordre de service affèrent aux travaux, l’arrêté attributif de la DETR 2017 n’aurait pas pu être pris et donc  la subvention n’aurait pas été in fine accordée.

Or à la date de la réunion du Conseil municipal du 12 décembre 2017, l’arrêté attributif avait déjà été adressé à la Commune. Il a effet été pris le 19 avril 2017 et il y est mentionné que le dossier était complet depuis le 12 mars 2017.

Si donc un arrêté attributif de subvention a été pris le 19 avril 2017 et adressé dans la foulée à la Commune, c’est que celle-ci avait bien envoyé à la Préfecture un ordre de service marquant le début des travaux (sans doute pour l’étude préalable TAL-ARCHI)  avant cette date . Il n’y avait donc aucune urgence de décider le 12 décembre d’engager les travaux Cœur de Ville.

En fait dans cette histoire, tout le monde a raison :

  • La Préfecture rappelle que pour avoir un arrêté attributif de subvention, il faut avoir donné un ordre de service,

  • L’Opposition vicquoise qui dit que l’arrêté attributif ayant été envoyé le 19 avril, la commue disposait d’un délai de deux ans pour faire les travaux et donc donner les ordres de service afférents, sans qu’il soit besoin d’engager les travaux avant le 31 décembre 2017,

  • La Préfecture a juste omis d’indiquer dans le courriel du 11 avril 2018 que l’arrêté attributif pour la subvention Vicquoise avait été envoyé un an plus tôt et était donc définitif sous réserve du délai de réalisation de deux ans !

Lire le courriel de la Préfecture

Voir l’arrêté attributif de subvention du 19 avril 2017

Conseil du 11 avril : vers un nouveau clash ?

Après la tentative d’exclusion ratée  d’un adjoint le 21 novembre 2017, le Conseil de ce soir connaîtra t-il un nouveau clash ?

Relayant une formule chère aux régimes totalitaires, le Maire a prévenu, par sms et par article de presse interposé : tout colistier ne votant pas ses propositions “s’auto-exclurait” du Groupe majoritaire.

Le budget 2018 a été adopté en commission des finances par deux voix pour,  quatre conseillers s’étant abstenus. Il n’est pas impossible que les mêmes causes provoquant les mêmes effets, il y ait un nouveau souci ce soir.

Les conseillers de l’Opposition, en tout état de cause, voteront contre le compte administratif 2017, les budgets annexes et le budget principal 2018

A suivre à partir de 20 H 30 !

ARTICLE PARU DANS LA DEPECHE du MIDI le 9 avril

À la veille de ce conseil, le maire, Clément Menet, se confie.
Dernièrement, des tensions se sont fait jour au sein de la majorité. Avez-vous songé à démissionner ?
Non. Je suis clairement dans l’idée de respecter l’engagement pris lors de mon élection. Je reste cohérent avec ça. Je serai maire jusqu’en 2020, pour continuer à suivre l’objectif que nous nous sommes fixé. J’attends des conseillers municipaux qu’ils agissent avec devoir et qu’ils votent le budget. Sinon, ils s’auto-excluent du groupe majoritaire. D’autant que ce budget est bon et équilibré avec moins d’impôts, moins de dette alors que Vic n’a jamais été autant en travaux.
Personnellement, que retirez-vous de cet épisode ?
Maintenant, je gère les affaires de manière plus formelle. Ça m’a raffermi dans cette conviction. D’où le fait que je préside toutes les commissions afin de mettre en place le programme pour lequel nous avons été élus.
Ce budget survient dans un contexte particulier…
Ce budget correspond à nos engagements de campagne. Même au-delà. C’est un marqueur de l’année politique. Dans toute aventure humaine, il y a des moments de plus grande cohésion que d’autres. Les élus ont plus de devoirs que de droits. Leur devoir initial, c’est de mettre en place un programme, au service de sa commune, durant tout un mandat.
Quelles sont les grandes lignes de ce budget ?
D’abord, les impôts continuent de baisser comme nous l’avions annoncé. Une baisse de l’ordre de 2 % des taux. Dans le même temps, la dette est stable, voire en baisse. D’ici la fin du mandat, elle sera de moins de 4 millions. Nous avons aussi dégagé 900.000 € de la section de fonctionnement vers l’investissement. Ce budget est bouclé sans prendre en compte les subventions et les dotations des différentes collectivités qui devraient abonder à nos différents projets. C‘est le cas de la dynamisation du centre pour laquelle la région nous soutient à hauteur de 100.000 €. Par ailleurs, le transfert de compétences vers la communauté de communes s’est fait en bonne intelligence, sans que la commune n’en souffre. Avec le transfert des charges scolaires, le budget de fonctionnement est passé de 5,1M€ à 4,3M€.
Qu’en est-il des chantiers ?
Les gros projets sont tous lancés. Nous allons finaliser le cœur de ville et voir jusqu’où l’on va, y compris concernant le sens de circulation, en ouvrant le débat avec les professionnels et les citoyens. Nous allons réaliser la troisième tranche de l’aménagement du parc naturel de l’échez et poursuivre nos investissements dans le stationnement intelligent. La vidéoprotection sera étendue. Enfin, 300.000 € seront consacrés à la rénovation de la voirie.
(1) Lors du conseil municipal du 21 novembre dernier, malgré le refus du conseil municipal et l’opposition de sa propre majorité, Clément Menet a retiré ses délégations d’adjoint à Éric Joseph, ayant pour conséquence le retrait de délégations à trois autres conseillers du groupe majoritaire.

Andy BARREJEOT

Conseil municipal du 11 avril

Ecouter le Conseil municipal
Lire l’ordre du jour du Conseil

 Chose surprenante : contrairement aux usages, l’ordre du jour commence par les sujets qui se placent normalement à la fin (GRH) et se termine par ceux qui se placent au début (finances)… De ce fait, le budget 2018 sera le dernier point abordé lors de la séance de ce Conseil qui ne semble ne pas comporter les habituelles “questions diverses”. Le projet de budget a été examiné en commission des finances le 28 mars et a été adopté par deux voix pour (quatre abstentions).

Rappel : les élus de l’Opposition ont été écartés de la préparation du budget, comme en atteste le point 8-5 alinéa 2 : ” Il rappellera (le Maire) l’organisation du cycle de préparation budgétaire 2018 auquel ont pu participé les élus du groupe majoritaire lors de 3 séances en février et mars dernier“.  Avec M. MENET la démocratie progresse d’année en année !

Coeur de Ville : communiqué de presse

Le 28 mars, le Maire de Vic-Bigorre a diffusé un communique de presse concernant les travaux de la tranche 1 du projet Cœur de Ville. Il y aborde les travaux et leurs conséquences, apportant des réponses factuelles.

Au milieu de celles-ci, il ne peut toutefois pas s’empêcher de glisser des approximations dont il a le secret. Celles-ci concernent notamment la concertation.

On sait depuis le début que ce projet a été élaboré en équipe très restreinte avec le Bureau d’Etudes TAL-ARCHI, avant d’être présenté à la Majorité vicquoise et dans un deuxième temps à la Minorité vicquoise. Ceci explique sans doute que de très nombreux élus de tout bord, aient fait part de leurs réserves concernant les orientations prises (voir articles du 22 décembre et du 21 janvier). Quelques modifications mineures ont alors été consenties .

En ce qui concerne les commerçants – et les riverains – on ne peut pas dire qu’il y a eu l’ample concertation que méritait ce projet conséquent.  D’ailleurs le Maire parle  “d’une réunion d’information” tenue en “janvier dernier” où semble t’il, les élus n’avaient pas été conviés : “la réunion s’est clôturée par un temps de questions/réponses entre les commerçants/riverains, M. le Maire et M. le Directeur des Services Techniques“. Quant aux rencontres avec les commerçants ayant sollicité des rendez-vous, on sait qu’elles ont été brèves et peu constructives.  Si la concertation avait été aussi large qu’il le dit, il n’y aurait pas eu une pétition signée par la plus grande partie des commerçants vicquois, pétition qu’il n’a pas jugée utile de  considérer.

Nous le rappelons ici : le projet Cœur de Ville est un projet structurant pour notre cité. Il aurait pu faire l’objet d’un consensus pour peu que l’on ait engagé une vraie concertation et que l’on se  soit donné le temps de la réflexion.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, un plan de circulation a été élaboré, toujours avec la même confidentialité. Il a déjà entraîné de nombreuses réactions négatives y compris dans la Majorité vicquoise et la population. En l’état, il est inapplicable et va générer des problèmes de circulation inextricables dans certaines rues. Pire encore, il menace la sécurité des enfants fréquentant l’Ecole publique, en reportant l’essentiel de la circulation sur le boulevard Gallieni. 

 Communique de presse

 

 

 

Conseil du 27 mars : des réponses qui appellent des questions…

Ecouter le Conseil municipal

Lire le compte-rendu

Le Conseil municipal s’est  tenu le mardi 27 mars à 20 H 30 à la salle de l’OCTAV.  L’ambiance était glaciale, mais ceci n’était pas seulement dû à l’absence de chauffage. .. De plus, le brouillard a dû envahir les lieux, tant les réponses de M. le Maire se sont avérées brumeuses…

 Cœur de Ville 2018 – demande de financement régional dans le cadre du dispositif « Bourgs centre »

 Le Maire  a signalé au Conseil que la  commune avait été « présélectionnée » par les techniciens régionaux à hauteur de 87 500 € pour la tranche 2 (2018)  du projet Cœur de Ville. Cette subvention entrerait dans le cadre du programme régional “accompagnement des bourgs centre”. Outre le fait que la Commune n’a pas besoin d’être présélectionnée pour concourir à ce fond mais seulement de faire acte de pré-candidature (ce qu’elle a fait ce soir), ce programme répond à une ambition beaucoup plus large que de faire de la voirie et des embellissements urbains :

Ce contrat repose sur la définition préalable d’un Projet global et transversal de développement et de valorisation du Bourg Centre et de ses fonctions de centralité vis-à-vis de son territoire. Il s’appuie sur un diagnostic approfondi et partagé, sur l’identification des enjeux et objectifs à moyen et long termes et sur la définition d’un programme pluriannuel d’investissement dans les différents domaines du développement économique, de l’habitat, des services aux publics, des équipements culturels, de loisirs, sportifs,…
Ce contrat a vocation à s’inscrire dans le cadre des prochaines politiques contractuelles territoriales régionales pour la période 2018 / 2021.

Il suppose trois étapes successives :  

o    L’acte de pré-candidature en constitue la première

o   La deuxième étape vise à identifier le contenu des réflexions devant être engagées à l’occasion de l’élaboration du Projet de développement et de valorisation (cahier des charges, méthode de travail, pilotage,…) ; cette étape fera l’objet d’échanges préalables avec les services de la Région

o   La troisième étape constitue la phase proprement dite d’élaboration du Projet qui se conclura par la rédaction du Contrat Bourg Centre Occitanie / Pyrénées-Méditerranée.

En savoir plus sur le programme régional “accompagnement des bourgs centre”:

https://www.laregion.fr/appelsacandidatures-bourgscentres-occitanie

QUESTION : comment un projet qui devrait commencer, sans étude préalable, en avril 2018 peut-il entrer dans cet ambitieux programme régional ?

Plans de financement à géométrie variable

Lors du Conseil 12 décembre, le plan de financement du projet « Cœur de Ville » comportait une subvention de l’Etat (DETR) de 80 % (soit 233 336 €) sur un total de 291 670 €. Il avait été objecté au maire qu’un plan de financement doit comprendre la totalité des aides attendues. Il avait balayé cet argument d’un revers de la main. Or surprise, au Conseil du 27 mars, le plan de financement est modifié pour intégrer une  subvention régionale de 87 500 €, la subvention DETR diminuant à 144 835 € (soit 50 %)

QUESTION : comment peut-on lancer un projet s’en s’assurer de son financement et notamment des subventions ?

La subvention DETR 2017 et le commencement des travaux

Lors du Conseil 12 décembre, le Maire a affirmé qu’il fallait lancer les travaux avant la fin de l’année 2017, sous peine de perdre la subvention. L’Opposition lui avait fait observer que l’arrêté de notification de subvention stipulait que la commune avait un délai de deux ans pour commencer les travaux. Devant l’insistance des conseillers, il avait précisé qu’il demanderait à la Préfecture de confirmer que les travaux devaient être lancés avant la fin de l’année.

Trois mois après en l’absence de nouvelles, l’Opposition a demandé quelle avait été  la réponse de la Préfecture ? Réponse du Maire : la Préfecture n’ayant pas répondu, elle confirmait de fait la position du Maire. Autrement dit qui ne dit mot consent…  Devant l’insistance de Conseillers, le Maire a dit qu’il saisirait à nouveau la Préfecture, même s’il avait des choses plus importantes à faire.

Voir l’arrêté attributif de subvention DETR 2017

QUESTION : le Maire a-t-il seulement lu  l’arrêté de subvention qu’il a reçu et qui dit – noir sur blanc – que la Commune dispose d’un délai de deux ans pour commencer les travaux ?

Transfert  de compétences à la CCAM

 Il a été rappelé à M.  Le Maire qu’il avait affirmé en réunion publique et dans son bilan de mi-mandat que pour toute compétence transférée, il récupérerait une compétence financièrement équivalente. Qu’a-t-il donc récupéré  après le transfert des compétences scolaires, centre de loisirs et GEMAPI (540 976 €) ? La réponse fut particulièrement vague vu que la Commune n’a récupéré aucune compétence. Au lieu de le reconnaître et d’insister sur l’intérêt de ces transferts pour l’avenir, Il a expliqué avoir obtenu la gestion de la salle d’OCTAV. Sauf qu’il ne s’agit pas d’une compétence, que la salle reste communautaire et que la commune pourra l’utiliser, comme elle pouvait le faire par le passé. Quel changement ? Une convention de gestion à signer avec la CCAM d’ici l’été. On mesure la difficulté de ce dossier qui demande six mois pour être réglé alors que le projet de convention existe. Mais il ne doit pas satisfaire M. MENET.  En fait dans cette affaire, le Maire veut le beurre et l’argent du beurre, ce qui risque de ne pas être accepté par les communes membres de la CCAM. 

Circulation boulevard GALLIENI

Devant l’augmentation de la circulation sur cette artère et les bouchons qui en résultent, il a été demandé à M. le Maire – dans la perspective de la déviation sur cet axe de la circulation entre Pau et Auch – s’il y avait eu des comptages. M. MENET après avoir renvoyé vers le bureau d’études TAL-ARCHI a consenti à communiquer ultérieurement les résultats des comptages. Pour lui, les bouchons résultent uniquement des travaux et vont disparaître. On attend de voir…

   Les autres questions à l’ordre du jour n’ont pas fait l’objet d’observations particulières.

Lire l’ordre du jour du Conseil du 27 mars 

Cœur de ville : çà coince !

Dans un article paru dans la Nouvelle  République de ce jour, des commerçants manifestent leur mécontentement devant les travaux du centre de ville et dénoncent, pétition à l’appui, le manque de concertation qui a présidé à ce dossier.

Depuis plusieurs mois les conseillers de l’Opposition mais aussi certains de la Majorité ont attiré, sans beaucoup d’écho, l’attention des Vicquois, devant les conditions de la conduite par M. le Maire de ce dossier. Opacité, fausses concertations et contrevérités (subvention DETR) ont marqué ce projet qui, bien mené, aurait pu faire l’objet d’un consensus. Il est typique du climat qui règne à la Mairie et du management personnel de M. MENET.

Comme un de ses prédécesseurs a pu le rappeler tout dernièrement, un Maire se doit d’être un “rassembleur” et non pas un “diviseur”. Faute de l’avoir compris, M. MENET montre qu’en quatre ans d’exercice de la 1ère magistrature, il n’a pas encore intégré cette notion de base.

ARTICLE PARU DANS LA NR DU 21/03/2018

Un arrêté municipal n° 2018-12-02 a été pris portant sur le règlement de circulation et de stationnement, du 26 février au 25 juin prochain, dates annoncées et affichées sur les bornes et panneaux délimitant l’espace public concerné par le chantier des travaux d’aménagement-réaménagement du cœur de Vic. Un chantier pour une ambition présentée dans les bulletins municipaux «Le Vicquois», n° 6 de mars et avril 2017 sur le thème «Réaménageons le centre de Vic», n° 10 de novembre et décembre 2017 sur le thème «Le cœur de ville évolue», le n° 12 de mars et avril 2018 sur le thème «Vic, la ville où il fait bon vivre» ; un chantier dont riverains et commerçants déplorent les conditions d’engagement et les conséquences à plus d’un titre, notamment sur le manque de consultation et concertation préalables.

 

Ainsi, Sylvie et Stéphane Cobo, dans le cadre de leur activité au Point chaud, ouvert en mai 2015 au 32, allée du Maréchal-Joffre, peuvent rendre compte de désagréments au quotidien, et plus encore, du préjudice commercial ; des constats personnels à joindre à une situation commune à plus d’une soixantaine de riverains, particuliers et commerçants, signataires d’une pétition sur le sens de circulation, le stationnement (pétition portée en mairie).

Demande sans réponse

Dire que Sylvie et Stéphane Cobo avaient pourtant anticipé, dès juin 2017, en demandant par courrier la mise en place d’un «arrêt minute» resté sans suite à ce jour (au contraire, fermeture de la route en amont de leur commerce avec détournement vers le boulevard Galliéni). Dire qu’ils ont assisté à une réunion pour riverains et commerçants en mairie, le 16 janvier dernier, réunion pour laquelle ils devaient retourner un bulletin de présence avec le nombre de participants ; réunion à sens unique, avec seulement communication du calendrier des travaux. Dire que la fermeture de la circulation au niveau du rond-point de la médiathèque et de l’ancien lavoir, de 8 heures à 16 heures, interdit l’accès à la majorité de leur clientèle (l’activité est très forte en matinée) et que, déjà, le chiffre d’affaires est en chute. Un préjudice commercial auquel Sylvie et Stéphane font face par l’amplitude de l’accueil au Point chaud : dès 7 heures et 7 jours/7.

J.P.

Communique de presse

DES VŒUX ET DES MENSONGES

Après avoir retiré sa délégation à son adjoint aux travaux, confirmation est faite de la décision du maire de ne plus travailler avec l’intégralité de son équipe, notamment adjoints et conseillers délégués. Le climat municipal est délétère, conséquence de « la personnalité de Clément MENET » qui n’accepte aucune discussion ni contestation. Le Maire, pour qui le travail d’équipe paraît tout à fait subsidiaire, s’arroge en outre des réalisations qui ne lui appartiennent pas. Il a prétendu récupérer une contrepartie financière comme conséquence de la transmission de la compétence école à la Communauté de Communes ADOUR MADIRAN CCAM): faux. Il a prétendu que le centre Multimédia et l’OCTAV redevenaient vicquois: faux. Cela a toujours été le cas, la propriété et la gestion de cette salle restent à la CCAM : la salle des fêtes est mise à la disposition de toutes les communes du territoire dont Vic. Dernièrement, le Maire a indiqué qu’il créait des jardins familiaux, jardins qui existent depuis plus de 20 ans. Plus grave, le Maire lors de la séance du 12 Décembre, a manipulé le vote du Conseil Municipal. Il a soutenu que les travaux de réaménagement du Cœur de ville devaient démarrer au plus tard le 31 Décembre 2017 sous peine de perte de subventions, provoquant ainsi le vote de ce budget dans l’urgence. Comme nous l’affirmions lors de ce conseil, les documents officiels de la Préfecture attestent que ces travaux peuvent se réaliser dans un délai de 2 ans. La Maire a ainsi écarté toute discussion sur le projet contre sa propre majorité (qui découvrait le dossier), l’opposition, et sans les commerçants et les riverains concernés. Le Maire a aussi annoncé par voie de presse que ce dossier avait été validé par le Groupe Minoritaire, ce qui est faux : conviés à une réunion le 15 janvier 2018, il nous a été interdit toute discussion, malgré de nombreuses questions écrites préalablement adressées. La clarification est désormais faite : un tel comportement nuit malheureusement à une gestion apaisée et efficace de notre Commune.
Le Groupe d’Opposition Municipal.

Cœur de Ville : encore une approximation du Maire !

Dans le compte-rendu de sa conférence de presse paru dans la Dépêche du Midi, on lit “la finalisation consensuelle, voire unanime de la 1ere tranche du projet » . De quoi parle t’il ?

Le 16 janvier, le Maire a réuni sa majorité pour finaliser cette tranche. Ceci fait, une heure après, les élus minoritaires ont été invités à venir entendre et à donner leur avis sur les propositions qui en ressortaient. Lesquelles ?

– suppression d’un arbre dans la rangée sud (contre la halle)

– abaissement de la bordure du trottoir nord de la halle

– suppression d’une balançoire prévue à l’ouest des allées Joffre

– mise en place d’un feu bicolore devant l’école St Martin.

3 points de détail et un de sécurité qui ne pouvaient attirer de la minorité du Conseil, une opposition, d’autant qu’il n’y a pas eu de vote !

Le Groupe d’Opposition rappelle qu’il n’est pas contre l’aménagement du centre-ville. Il conteste la méthode retenue, le manque de concertation avec les élus, riverains, commerçants et services au public. C’est la raison pour laquelle, il s’est abstenu lors du vote intervenu  en Conseil municipal le 12 décembre.

Dans les propos du Maire une nouvelle fois, donc un arrangement de la situation, “une vérité alternative”, comme on dit à propos de la présidence américaine.

Jardins familiaux : comment créer quelque chose qui existe déjà !

Dans le Vicquois n° 11, les “fake news” sont légion !

A la page 4, le Maire explique que la commune mène une action pédagogique de sensibilisation – méritoire au demeurant – qui intégre notamment “la création de jardins familiaux à Saint-Aunis“. Il n’aura aucune peine à le faire, puisque les jardins familiaux de Saint-Aunis, initiés par le CCAS, existent depuis plus de vingt ans…

Salle de l’OCTAV : une nouvelle approximation du Maire !

Dans son éditorial du Vicquois n°11, le Maire annonce que la commune de Vic-Bigorre a transféré à la Communauté de communes Adour-Madiran (CCAM), la compétence scolaire (en fait, celle-ci l’a prise !) mais que ” nous retrouverons la gestion de la salle de l’OCTAV“. Ceci est absolument faux.

Le Centre multimédia qui intègre la salle de l’OCTAV n’est pas une compétence communautaire à proprement dire et donc ne peut pas faire l’objet d’un transfert (*). Le Centre multimédia reste propriété de la CCAM qui continue de le gérer comme bâtiment “d’interêt communautaire” et de l’animer au titre de “l’action culturelle communautaire”. Le Conseil communautaire (délibération du 05/12/17) a seulement décidé que des conventions de mise à disposition des salles communautaires seraient signées avec les communes qui souhaitaient les utiliser. En ce qui concerne, l’OCTAV rien de neuf : la commune de Vic a toujours pu l’utiliser pour elle-même et pour les associations vicquoises. Seul changement : l’utilisation de la salle sera désormais gratuite pour les manifestations à caractère non commercial. 

Quelle réalité, le Maire cherche t’il à travestir ? A différentes reprises,  il s’était fait  fort que  pour toute compétence transférée, il récupérerait une compétence financièrement équivalente. La compétence scolaire, périscolaire et extrascolaire a été prise par la Communauté de communes et la commune de Vic-Bigorre devra, à travers l’attribution de compensation, verser au budget communautaire les charges qu’elle payait avant le transfert. Qu’obtient le Maire en retour: RIEN, ce qui est tout à fait normal et que chacun savait, sauf M. MENET semble t’il.

Après avoir proféré  en Conseil municipal une  contre-vérité sur la subvention DETR « Cœur de Ville » (cf.article précédent), le Maire est de nouveau pris en flagrant délit de mensonge concernant cette fois l’OCTAV. On va finir par croire qu’il a sombré dans la mode des « fake news ». Vivement  la loi annoncée par le Président de la République pour lutter contre les « fausses nouvelles” !

(*) Arrêté préfectoral du 28 décembre 2017 actualisant les compétences de la CCAM  et montrant que le centre multimédia de Vic-Bigorre est bien  dans le giron communautaire (article 1 – alinéa 4).

Cœur de Ville : comment un dossier prometteur vire à la confusion

En vue d’aménager le “Coeur de Ville”, il a été fait appel au bureau d’études . THAL ARCHI. Celui-ci a présenté son avant-projet de programmation le 18 septembre, devant le Conseil municipal.

Dès le lancement du projet, le Maire a refusé la participation des conseillers de l’Opposition au groupe de travail  Coeur de Ville, au motif qu’il ne voulait pas d’une « co-production avec la Minorité ». Nous en avions donc déduit que ce projet allait être élaboré par le groupe Majoritaire. Lors du Conseil municipal du 12 décembre, nous avons pu constater que  des conseillers municipaux majoritaires avaient été aussi exclus de ce dossier. De plus des commerçants ont signalé qu’il n’y avait eu aucune concertation véritable avec eux.  Au final, un projet concocté entre quelques initiés, dans le « secret du cabinet ».

Malgré ce contexte, le maire a lancé l’appel d’offres pour la 1ère tranche de travaux (boulevard de Castelnau et allée Joffre).  Les réponses des entreprises ont été examinées lors de la Commission d’Ouverture des Plis qui s’est réunie le 6 décembre. Celle-ci a tourné à la confusion la plus complète tant sur la pertinence des membres présents, que sur les offres retenues et même les votes. Malgré cela, le Maire a présenté pour approbation les marchés à signer, lors du Conseil du 12 décembre.

Face à cette situation ubuesque, l’Opposition a proposé lors de ce conseil, un sursis à statuer de quelques semaines sur les travaux. Celui-ci aurait permis  de relancer une consultation des riverains,  commerçants sédentaires et non sédentaires et une discussion en interne permettant de corriger certains éléments de la 1ère tranche et d’aborder les tranches ultérieures. Le Maire a répondu que la notification des marchés aux entreprises retenues devait se faire impérativement avant le  31 décembre 2017 sous peine de perdre la subvention DETR attribuée par la Préfecture (90 000 €). Nous avons fait remarquer au Maire qu’il s’agissait d’une contre-vérité car l’arrêté attributif de subvention précise que la commune dispose d’un délai de deux ans pour commencer l’opération (soit jusqu’au 18 avril 2019). Bien que ceci figure expressément dans l’article 3 – alinéa 1 de l’arrêté attributif de subvention, le Maire a répondu que nous n’avions pas la bonne information et qu’il demanderait à la Préfecture de confirmer par écrit ce délai impératif du 31 décembre 2017. Chiche ! Il a ajouté au passage une deuxième contre-vérité, à savoir que faute de respecter le délai, « il faudrait entamer une négociation avec les services de l’Etat pour laquelle nous ne serions pas en position de force ». Contre-vérité, car l’alinéa 2 de l’article 3 de l’arrêté attributif  stipule concernant le délai de deux ans : « une prolongation de délai d’un an pourra être accordée sur demande justifiée du bénéficiaire avant expiration du délai » ; comme négociation, on a connu plus dur !  Cette crainte de perdre la subvention a été déterminante dans le vote des conseillers de la Majorité qui ne voulant pas prendre un tel risque, ont autorisé le Maire à signer les marchés de travaux. Il y a donc eu manipulation et au final une décision prise sur des bases erronées !

Le Maire a ensuite annoncé que d’ici le 15 janvier 2018 une  «finalisation» du projet sera faite sur proposition des conseillers municipaux. Celle-ci portera sur des détails – « la plantation des petites fleurs », comme l’a ironiquement souligné un élu de la majorité-  ne remettant pas en cause les vrais problèmes soulevés comme les sens de circulation et le stationnement. Pour les tranches ultérieures, le maire promet d’engager une concertation avec les élus majoritaires en associant à la fin et « progressivement » les élus de l’Opposition s’ils se comportent bien… Bref, rien de neuf : le projet continuera à être concocté dans un cadre volontairement restreint et contraint. 

Le 19 décembre, les conseillers municipaux ont été invités à « une réunion de présentation sur l’opération cœur de ville » au cours de laquelle ils pourraient «  poser toutes les questions souhaitées au représentant de THAL ARCHI » et “faire des propositions écrites“. Cette rencontre à laquelle le Maire s’est dispensé d’assister a,  une nouvelle fois, tourné à la plus grande confusion, le projet étant contesté par de très nombreux  conseillers présents, notamment sur les points suivants :

  • Manque de vision d’ensemble du projet et réalisation d’une 1ère tranche qui n’aura de sens que lorsque le contournement nord  de Vic aura été réalisé,  libérant ainsi le boulevard Gallieni.  Cette échéance reste à ce jour inconnue,

  • Sens  de circulation est-ouest des allées Joffre incompatible avec l’aménagement actuel de la  place Gambetta,

  • Une double rangée d’arbres boulevard de Castelnau masquant la halle, empêchant l’installation des commerçants non sédentaires lors du marché et des forains lors des fêtes,

  • Des contraintes importantes pour le marché et une circulation rendue difficile le samedi matin,

  • Une desserte de l’école St-Martin problématique en terme de stationnement du bus scolaire, des camions de livraison et des parents d’élèves,

  • Une neutralisation trop importante de places de stationnement,

  • Une non prise en compte semble-t’il des conséquences en matière de circulation et de stationnement, générées par l’ouverture en 2019 de la maison de santé, place de Verdun,

  • Une inquiétude sur la 2ème tranche de travaux concernant notamment l’aménagement du parvis devant la halle ainsi que le sens de circulation de la rue Maréchal Foch.

Une nouvelle réunion des conseillers municipaux est prévue le 15 janvier, préalable à une « réunion d’information – pour expliquer le phasage des travaux de la 1ère tranche» des commerçants et riverains qui se tiendra le 16 janvier à 19 H 30. Nous ne pouvons que convier commerçants et riverains à venir nombreux à cette réunion au cours de laquelle ils pourront, à défaut d’être entendus, « s’informer » sur les  travaux décidés par le Maire.                  

               En se mobilisant et tous ensemble, il est encore possible de faire bouger les lignes d’un projet structurant pour l’avenir de notre cité.

Voir l’arrêté attributif de subvention DETR 2017

S’informer sur le projet Cœur de Ville :

 http://www.mairie-vic-bigorre.fr/fr/information/86627/projet-presente-cm-18-09-2017

Conseil municipal : l’enfumage budgétaire

Lors du Conseil municipal du 12 décembre le maire a informé le Conseil que durant le premier trimestre 2018, un « véritable débat d’orientation budgétaire» serait organisé. Depuis 2014 M. le Maire fait chaque année un Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), comme la loi l’y oblige. Ces précédents DOB n’étaient donc pas des vrais puisqu’il veut en faire « un véritable » maintenant. Etrange !

Encore plus étrange la suite. Le DOB se fait en Conseil municipal après préparation par la commission des finances qui comprend des élus de tous bords. Pour le « véritable DOB », M. MENET propose de créer « un groupe de travail » qui se réunira « fréquemment ». C’est une technique habituelle du maire. Lorsqu’il souhaite éviter le travail en commission. Il ajoute que ce groupe sera composé d’élus majoritaires et qu’ensuite seulement une commission des finances « dédiée » pourra examiner les propositions du groupe de travail DOB. Les élus de l’opposition seront seulement consultés à ce stade et dans ce cadre. Belle avancée démocratique !

On peut se demander quels sont les intentions du maire dans ce bonneteau budgétaire :

Organiser de multiples réunions pour éviter une discussion globale ?

Composer un groupe de travail ad-hoc pour court-circuiter la commission des finances dont la composition ne lui convient pas ?

Reprendre en main les finances au détriment de l’adjointe en charge de celles-ci ?

Autres raisons qui nous échappent ?

(Sur l’audio du CM 9 :00 -11 :15)

Transfert de compétences à la communauté de communes

Le 5 novembre, le conseil communautaire a défini, comme la loi lui en fait l’obligation, les compétences optionnelles que la CCAM exercera à compter du 1er janvier 2018.

Les compétences retenues sont celles qui étaient exercées par les anciennes communautés fusionnées qui donc désormais, s’appliqueront à tout le territoire. En ce qui concerne Vic-Bigorre, ceci implique le transfert de la compétence scolaire, péri et extra scolaire (écoles, cantines, transport scolaire, TAP, centre de loisirs, dotation école privée…).

Lors de ses réunions M. MENET a annoncé que pour toute compétence transférée, il récupérerait une compétence financièrement équivalente.  Le Maire de Vic a perdu la compétence scolaire. Que récupère-t-il ? RIEN … C’était prévisible pour qui connait le mécanisme des transferts de compétences et des transferts de charges qui vont avec !

La politique du Maire : un grand coup de trompette et au final du pipeau.

Un maire de Vic mis en minorité : une première depuis 43 ans

Pendant 40 ans, les trois maires successifs ont su maintenir la cohésion municipale, grâce notamment à leur esprit de conciliation.

Puis est arrivé Clément Menet et au bout de trois ans, un adjoint et trois conseillers délégués sont écartés, entrainant la mise en minorité du maire et un climat détestable au sein de sa majorité.

Pour un maire qui le jour de son installation s’est dit vouloir être le “maire de tous les Vicquois“, c’est réussi !

M. MENET : le grand air de la calomnie !

Dans l’article paru dans la Nouvelle République de ce jour, M. MENET, sans doute amateur d’opéra, entonne le grand air de la calomnie !

“le climat qui règne en conseil, où les invectives fusent à tort et à travers, avec leurs répercussions — accusations et calomnies entretenues par certaines personnes malveillantes — me pousse à siffler la fin de la récréation...”

C’est oublier que depuis le début de son mandat, en Conseil municipal, il a humilié en permanence les conseillers de l’Opposition…  Ce que nous ne savions pas et que nous avons découvert le 21 novembre, c’est que dans des réunions plus discrètes, il humiliait aussi les conseillers de sa propre Majorité !

Les travaux à Ménoni : un dada du maire

M. MENET a construit, en partie, sa campagne de 2014 sur la dénonciation du projet d’aménagement du stade MENONI, entamé sous l’ancienne municipalité. La première année de son mandat, il a laissé pourrir la situation sur ce chantier ce qui a entrainé outre des conflits avec le maître d’œuvre et des entreprises, des dépenses supplémentaires (par exemple bungalows  chantier laissés sur place alors qu’ils auraient pu être enlevés soit environ 30 000 €). Depuis la situation semblait se calmer, le maire utilisant régulièrement le gymnase pour ses réunions et les vœux.

Et voilà qu’à l’occasion du conflit qui l’oppose à son 6ème adjoint, le dossier MENONI ressort !

Dans un article paru dans la presse locale le  29 novembre, il explique pourquoi il vient de se  séparer de cet adjoint : “je regrette aujourd’hui sa gestion de la fin du chantier Ménoni qui aurait pu se passer dans de meilleures conditions”  soit en 2014 ! Si tel était le cas, il aurait donc mis près de trois ans pour s’en rendre compte… Bizarrerie supplémentaire : quand il a été demandé en Conseil au maire pourquoi il avait retiré la délégation à M. JOSEPH, il n’a pas évoqué ce reproche qui tout à coup donc sort du chapeau.

Le Maire conteste devoir quelque argent que ce soit à l’entreprise de M. JOSEPH. Dont acte !  Il n’en reste pas moins qu’il y a minima un mélange des genres, mélange de genre qui a déjà entrainé par le passé la démission d’une conseillère municipale.

Le rififi municipal et la presse (6)

Opposé à son adjoint, le maire est lâché par sa majorité

Rien ne va plus. Le conseil municipal, habituellement chargé de gérer les affaires de la commune, avait un tout autre objet à son ordre du jour, mardi 21 novembre. La séance a été jalonnée de situations de confusion ou d’amalgame entre public et privé, d’expressions de sentiments personnels.

La situation est inédite. Pour la première fois, le maire Clément Menet a fait voter aux conseillers municipaux le retrait d’un adjoint, Éric Joseph, chargé des travaux et des infrastructures Les élus sont passés dans l’isoloir et ont voté à bulletin secret.

Un maire désapprouvé

Le résultat est sans appel pourle maire. La majorité de ses colistiers a désapprouvé lors de la consultation son choix de se défaire d’Eric Joseph : 18 ont voté pour son maintien dans la délégation, et 11 ont voté contre. Après lecture d’articles du code général des collectivités territoriales par le maire, l’opposition est intervenue. «Nous avons entendu des choses graves», s’inquiète Martine Corsini. Questionnant le motif de cette procédure engagée contre Éric Joseph, le maire fait valoir «essentiellement le manque de confiance entre maire et adjoint». Un retrait de délégation qualifié de «sans précédent» par Pascal Paul. Jean-Louis Curret constate : «Vous êtes désavoué par votre propre équipe». À ces séquences inédites, d’autres refaisant état du manque de concertation et de consultation de la minorité, cantonnée hors commission (notamment par rapport aux choix urbains), de la présence ou de l’absence des uns et des autres dans la cité… L’enregistrement des séances de conseil municipal et leur diffusion sont accessibles sur le site de la commune (http ://www.mairie-vic-bigorre.fr/fr/information/79296/enregistrement-audio-conseil-municipal), du direct certes a posteriori, mais toujours instructif.

NR du 29/11/17 – JP

 Clément Menet : «Je conteste formellement lui devoir quelque argent que ce soit, je me tiens à disposition de la justice»

Lors d’un entretien sollicité par le maire, Clément Menet a tenu à apporter des précisions sur deux points : l’un, inscrit à l’ordre du jour de la séance du conseil municipal du 21 novembre dernier, portant sur le retrait de délégation à un adjoint communal ; l’autre sur le climat de ces réunions.

«Il est de ma responsabilité d’être garant de la bonne tenue du conseil municipal ; compte tenu des propos et de leur teneur exprimés lors du conseil du 21 novembre, propos qui sortent du cadre d’un conseil municipal, je n’ai pas apporté de réponse directe. Aujourd’hui, j’ai pris la décision de ne plus rester muet face aux différentes attaques dont je suis l’objet.» De l’intervention de l’adjoint Éric Joseph (NDLR : publiée in extenso sur le site https ://www.facebook.com/AVicetpourVic) le maire souligne d’abord : «Il dit qu’il a initié une procédure devant le tribunal de commerce, or il est en liquidation judiciaire ; je conteste formellement lui devoir quelque argent que ce soit, je me tiens à disposition de la justice».

Concernant la délégation «retirée pour des raisons essentiellement de fonctionnement au sein de la majorité ; je regrette aujourd’hui sa gestion de la fin du chantier Ménoni qui aurait pu se passer dans de meilleures conditions».

Sur le second point, «le climat qui règne en conseil, où les invectives fusent à tort et à travers, avec leurs répercussions — accusations et calomnies entretenues par certaines personnes malveillantes — me pousse à siffler la fin de la récréation et à consulter dorénavant un conseiller d’un cabinet d’avocats spécialisés dans la diffamation pour que les limites du tolérable ne soient pas dépassées. Au sein d’une enceinte républicaine, on peut critiquer, on peut faire part de son mécontentement, mais on doit arrêter l’inquisition».

NR 27/11/17

Le Maire mis en échec par sa propre majorité

Communiqué de presse du Groupe d’Opposition

Première à VIC EN BIGORRE, Clément MENET a soumis au vote du Conseil Municipal l’éviction de son adjoint aux travaux, sans la motiver, et ce, malgré la demande qui lui en a été faite. Résultat : refus du Conseil Municipal, et vote contre de sa propre majorité.

L’adjoint concerné a exposé les motifs réels de cette éviction, à savoir, entres autres, la dette personnelle qui serait due par le Maire à son endroit. Nouvelle confusion annoncée du Maire entre ses intérêts privés et l’action communale. Précédemment, pour  un motif similaire une conseillère municipale de sa majorité avait déjà démissionné. Une constante à chaque fois : un mélange entre intérêts privés et communaux.

Compte tenu du vote du Conseil Municipal, ce même adjoint reste élu. Mais le Maire a persisté en maintenant le retrait de sa délégation aux travaux, ce qui a eu pour conséquence, comme la loi l’exige, le retrait de délégations importantes à trois autres conseillers du groupe majoritaire. Au total, 5 élus majoritaires soustraits de leurs fonctions.

Le Groupe d’Opposition Municipale ne peut qu’être consterné par la dégradation morale et éthique du Maire qui ne valorise pas la Commune, les Vicquois, et qui nuit à la sérénité de son administration.

Projet “Cœur de Ville”

Le Maire a retiré de l’ordre du jour le point n° 9 consacré à l’appel d’offres lancé pour le projet “Cœur de Ville” et ce, sous d’obscurs prétextes. En fait, il cherche à gagner du temps, le manque de concertation pour mener ce projet ayant conduit à une contestation grandissante de la part, notamment des commerçants et commerçants non sédentaires.

Intervention de Martine CORSINI lors du Conseil du 21 novembre

Sur le dossier Cœur de Ville, nous dénonçons que les choix urbains soumis au vote aujourd’hui pour un montant de  1,076 M€, n’aient fait l’objet d’aucune réunion de commission, et donc que ni les élus municipaux de l’opposition, ni semble-t-il, de la majorité, n’aient pu travailler sur le projet.

C’est vous qui avez fait des choix urbains et architecturaux :

–           Sans aucune concertation,

–          Sans consulter la totalité des élus municipaux, pourtant légalement investis par le conseil sur ces sujets,

–          Sans consulter la totalité des commerçants et des commerçants non sédentaires, pourtant impactés en premier chef, par ces aménagements de circulation et par la suppression d’un grand nombre de parkings,

–          Sans consulter les riverains concernés,

–          Sans étude d’impact sur les reports de circulation et de stationnement générés,

–          Sans consulter les services publics intervenant sur la voirie : pompiers, VAE, Poste… etc…

Alors que nous sommes tout à fait favorables à un réaménagement du cœur de ville, pouvant entrainer une révision du plan de circulation et de stationnement :

–          Ce projet n’est pas une réflexion globale sur le devenir du centre-ville, mais se limite à secteur géographique ne couvrant pas tout le « cœur de ville »,

–          Sans qu’aucune garantie n’ait été obtenue sur la déviation est/ouest de Vic, sans laquelle toute la circulation déportée sera particulièrement dangereuse sur le boulevard Gallieni.

–          Sans aucune information sur les modalités de financement de ce projet (engagement du budget communal, subventions).

Nous souhaitons avoir connaissance de l’appel à concurrence concernant le Bureau d’Etudes mandaté et les coordonnées des Entreprises concernées, n’ayant pas été informés en Commission d’Ouverture des Plis notamment.

Nous le réaffirmons ici : L’ambition qui consiste à revisiter l’aménagement urbain de Vic peut constituer une bonne démarche, mais cela suppose, pour le Maire, de passer du temps sur l’analyse des besoins, de prendre du temps pour écouter les habitants et les commerçants, de prendre le temps de partager un tel projet avec tous les concitoyens, et tous les élus.  

En conséquence nous vous demandons, avant d’entamer le chantier, de mener à bien toutes les consultations, concertations et démarches nécessaires à un projet d’une telle ampleur.

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